Initiations Égyptiennes et Maçonniques
- Premier grade : Pastophoris
- Deuxième grade : Neocoris
- Troisième grade : La porte de la mort
- Quatrième grade : Bataille des ombres - Chritophoris
- Cinquième grade : Balahate
- Sixième grade : l’astronomie devant la porte des Dieux
- Septième grade : Propheta, Saphenath Pancah
Résumé de l’article :
Cet article explore les similitudes entre les rituels d'initiation de l'Égypte ancienne et ceux pratiques par les francs-maçons. Il aborde les origines mythiques de la maçonnerie, notamment les liens avec la Bible, et plonge dans les détails des rites initiatiques égyptiens, passant par une série d'épreuves et de cérémonies. Les analogies entre ces rituels anciens et les pratiques maçonniques contemporaines sont examinées, mettant en lumière comment ces deux traditions partagent une structure symbolique et initiatique. Le texte présente aussi bien l'évolution des rituels que la moralité sous-jacente des épreuves prédominantes dans ces cultures.
Résumé des Paragraphes :
1. Introduction : L'article introduit le sujet en soulignant les liens entre les origines des rites maçonniques et ceux des anciens Égyptiens, citant des mythes et légendes comme sources d'inspiration.
2. Les rite initiatique : D'un point de vue historique, il s'attarde sur les pratiques d'initiation en Égypte, décrivant les épreuves auxquelles les candidats étaient soumis pour prouver leur dignité.
3. Épreuves et rituels : Ce paragraphe détaille plus spécifiquement les rituels d’initiation, évoquant la procession, les symboles de sacrifices, et l'importance de la méditation et de l'écriture pour l'initié.
4. Symbolisme et épreuves : Ici, les épreuves de la cérémonie sont décrites, y compris la soumission au danger, la purification rituelle, et l'importance des symboles comme le serpent, qui symbolisent la connaissance et la peur.
5. La porte de la mort : L’approche du néocore vers la mort, des épreuves morales sur l'honneur, et la symbolique de la couronne sont discutées, montrant le lien avec la mort et la résurrection.
6. Épreuves finales et symbolique : Discutant du rôle des femmes dans le rituel ainsi que des épreuves finales auxquelles le nouvel initié devait faire face, le texte souligne la dualité entre séduction et sagesse.
7. Cheminement vers la sagesse : Les connaissances en astronomie et au-delà sont abordées, indiquant la finalité ultime de l'initiation : l’élévation spirituelle et intellectuelle.
Points Saillants :
- 💡 Lien entre mythes et rituels : Les mythes de Noé et des architectes d’Égypte anciennes renforcent l'idée de racines communes entre fraternités.
- 📜 Processus d’initiation complexe : Le long trajet initiatique révèle l'importance d'épreuves rigoureusement codifiées.
- ⚔️ Exploration de thèmes universels : La lutte entre le bien et le mal ainsi que l’importance de la connaissance sont des thèmes centraux dans les deux traditions.
- 🔑 Symbolisme partagé : Les rituels, codes, et symboles des Égyptiens et des francs-maçons illustrent des croyances sur l'évolution personnelle.
Analyse Multi-Dimensionnelle :
L'analyse des rituels de l'Égypte ancienne par rapport à ceux des francs-maçons met en lumière des structures symboliques similaires, visant à l'évolution de l'individu par un long processus de purification et d'apprentissage. La recherche approfondie montre que ces deux traditions partagent non seulement des étapes de la quête initiatique mais aussi des valeurs morales. Ce rapprochement culturel ouvre la voie à des réflexions sur la continuité des croyances et de la recherche de vérité spirituelle à travers l’histoire.
Terminologie Technique :
- Hiérophante : Prêtre ou guide spirituel responsable des rituels sacrés.
- Néocore : Un grade d'initiation spirituelle qui témoigne de la progression dans la société cachée.
- Caducée : Un symbole de commerce souvent associé à la médecine ou à Hermes, représentant le savoir et l'harmonie.
Insights Clés :
- 🧠 La connaissance initiatique est un processus transformationnel crucial qui façonne l'individu en fournissant des enseignements précieux sur la vie et la mort.
- 🌌 Les symboles des rituels sert à renforcer l'identité collective et la tradition, accentuant l'importance de la mémoire partagée au sein de la franc-maçonnerie.
- 🔍 L'initiation dans les deux cultures souligne particulièrement l'idée que la recherche de vérité mène à la sagesse et à l'illumination spirituelle, ce qui en ultime ressort est le but de toute initiation.
Questions Réflexives :
1. Quel rôle les mythes jouent-ils dans la définition des rituels d'initiation ?
2. Comment les expériences des initiés sont-elles comparables entre l'Égypte ancienne et la franc-maçonnerie moderne ?
3. Pourquoi les épreuves d'initiation sont-elles si symboliques dans les deux traditions ?
4. Comment le rituel permet-il de s’élever ?
Certains auteurs prétendent que l’Art Royal proviendrait de Noé et des ses enfants (d’où des degrés noachites). Certains écrivains de la Maçonnerie affirment, sans documentation, que l’Ordre fut élaboré et organisé dans les plaines de Sennaar, une région de l'est du Soudan, entre le Nil Blanc et le Nil Bleu, par les architectes de l’édifice célèbre temple de Denderah, Serviteurs d’Horus, demi-dieux, qui précédèrent les pharaons humains et furent à l'origine des plans et des rites de Dendérah.
Le peuple de Cham, fils de Noé, peupla l’Égypte, les enfants de Sem, l’Asie et ceux de Japhet les riches contrées de l’actuelle Europe. Ces trois grandes tribus possédaient des initiés ou prêtres. La Franc-Maçonnerie se serait ainsi répandue !
Prouesse : Anderson (Les Constitutions 1723 et 1738) date la Franc-Maçonnerie de l’époque d’Adama (Adam) !!!
Why not and what else ?
Laissons là ces fables à qui veut bien les croire. Après tout, la Franc-Maçonnerie est bien basée sur des mythes et légendes.
Essayons de comprendre les rites égyptiens d’initiation :
Tout initié envoyé à Thebes via Menphis était recommandé par le Roi, chef militaire, lequel était élevé et nommé par les prêtres. Il ne pouvait échapper à leur autorité.
Ce serait donc en Égypte, en Grèce, puis en Indo-Chine que les prêtres conservèrent les doctrines orales primitives.
Épreuves initiatiques :
Le futur initié était soumis à la circoncision. Il était enfermé dans un souterrain, afin de méditer sur lui-même. Il pouvait et devait écrire ses réflexions, afin de juger de son intelligence et de sa personnalité.
Puis il était conduit dans une vaste galerie ornée de colonnes sur lesquelles figuraient des inscriptions qu’il apprenait par coeur. Puis bandeau sur les yeux et mains liées, il rejoignait une grotte. L’introducteur aux mystères le menait à la porte des hommes. Le dernier Pastophores ou apprenti l’annonçait aux prêtres. S’en suivait un long questionnement et s’il en fut digne, on l’introduisait pour un nouvel examen dans le Birantha.
Le tonnerre et les éclairs dans les ténèbres effrayaient le postulant qui devait ne montrer aucune peur. Il prenait alors connaissance des constitutions de la Société auxquelles il devait une fidélité absolue et un total secret à l’égard du peuple.
Après son serment, il était conduit devant l’hériophante. Agenouillé il prêtait son serment, pointe de l’épée sur la gorge. Le bandeau lui été ôté et l’hiérophante lui adressait alors ce discours :
«Les portes de cette enceinte sont refusées aux profanes... Prêtez oreille à ma voix; elle va vous enseigner de grandes vérités. Méfiez vous des préjugés et des passions... Fixez vos yeux sur l’Être unique, qui a produit toutes choses.... Aucun mortel ne peut le voir... »
Le nouvel initié devait alors gravir les degrès d’une échelle, en lui indiquant le symbolisme de chaque barreau.
Ces épreuves achevées, il étudiait la physique, l’anatomie, la médecine. Il apprenait l’usage des médicaments et des plantes médicinales, également les hiéroglyphes, langue symbolique.
Alors, le hiérophante donnait l’attouchement et le mot de passe.
Dès lors l’initié se distinguait par un bonnet en forme de pyramide, un tablier et un collet.
Il devait garder la porte des hommes, pendant une année, puis remplacé par un nouvel initié. Il ne recevait le grade de Néocore ou compagnon qu’après avoir démontré son amour pour l’étude et son intelligence.
Un jeune sévère l’attendait dans une pièce emplie de ténèbres que la clarté des lampes dissipait.
Vinrent alors des femmes d’une beauté éclatante lui servant des mets délicats, afin de reprendre des forces physiques. Ces femmes attirantes n’étaient autres que les épouses des prêtres et des vierges consacrées au culte de Diane. Elles devaient tester la résistance et les vertus du récipiendaire à la séduction et aux charmes. C’est sa résistance aux passions que l’on testait.
L’introducteur lui posait des questions et si les réponses le satisfaisaient, il se retrouvait alors devant l’assemblée des prêtres qui l’aspergeait d’une eau lustrale, afin de le purifier de ses souillures. Puis il confessait ses erreurs et fautes tout en démontrant que sa conduite pendant les épreuves était irréprochable.
L’introducteur lui jetait un serpent sur le corps et d’autres reptiles apparaissaient, le menaçant. On éprouvait son sang-froid et sa maîtrise face au danger.
Entre deux colonnes, il recevait l’insigne du Néocore sous forme de caducée. Le mot du grade était Ève, tandis que le signe, était de croiser les deux bras sur la poitrine. Dès lors lui étaient enseignés les calculs du niveau du Nil, grâce à un hygromètre. Il perfectionnait la géométrie, l’architecture et les formules de calcul s’y rattachant.
Les portes de la mort
Le Néocare ou compagnon devait faire un séjour dans un endroit, orné de peintures funèbres dénommé la porte de la mort. C’était un vestibule où les adeptes devaient ouvrir des cadavres pour les embaumer, avec à proximité le tombeau d’Osiris. Comme en Franc-Maçonnerie l’adepte égyptien était soupçonné d’avoir pris part à l’assassinat du Maître. Après sa réponse (négative), habillés de noir les adeptes le dirigeaient vers la salle des Mélanéphores. Le Roi assistant à cette cérémonie lui remettait une couronne d’or. S’il l’acceptait, il s’engager à subir des épreuves terrifiantes. Il devait néanmoins la rejeter (en tant que symbole de vanité) et la fouler aux pieds. Le Roi criait vengeance et le frappait symboliquement à la tête. Au même instant les adeptes le renversaient en l’enveloppant de bandelettes comme pour les momies. Pendant la durée de cette phase, les Mélanéphores poussaient de longs cris de gémissements comme pour une véritable sépulture.
Puis l’initié était dirigé vers une salle portant l’inscription sanctuaire des esprits. Des flammes en forme de cercle entouraient l’adepte menaçant de le bruler.
Il rejoignait le tribunal de Pluton devant le Roi des Enfers accompagné de six juges, dont Orphée, Nictéus, Rhadamante, Minos, Alastor. Après de nombreuses questions l’adepte était contraint d’errer dans les longues galeries souterraines. Des instructions lui étaient données :
- Croire à la résurrection
- N’avoir jamais soif du sang de ses semblables et porter secours aux membres de la société en cas de danger
- Ne pas laisser les morts sans sépulture.
Le mot d’ordre : Monach Caron Nini
Le signe de reconnaissance : s’embrasser d’une certaine manière.
Dans les galeries, sa patience et sa détermination le destinaient à poursuivre son initiation. On lui enseignait l’écriture hiéro-grammaticale, l’histoire, la géographie, l’astronomie, et la rhétorique. Cela constituait la fin du troisième grade précédant celui de Christophore.
Recevant une épée de l’instructeur il était conduit dans les galeries garnies de reptiles monstrueux portant des flambeaux. Le combat avec ces reptiles finit par le triomphe des bêtes immondes. Corde autour du cou, les yeux bandés, on le relevait et lui ôtait ses liens et son bandeau, pour se rendre dans une salle où le nouveau grade lui était conféré, en présence d’une assemblée prestigieuse en présence du Roi et du Demiourgos, grand maître de l’Ordre. L’initié félicité par l’orateur pouvait alors poursuivre son initiation, grâce à son courage. Dès que l’orateur ou Odos terminait son discours, une coupe de breuvage amer lui était présentée. Armé d’un bouclier, on lui tendait un glaive pour trancher la tête du personnage rencontré pour ‘apporter au Roi’. Tous les initiés devaient crier : voilà la caverne de l’ennemi.
Le christophore, suivant l’ordre reçu, frappait alors une grande et belle femme et présentait la tête au Roi et au Demiourgos. Cette tête était celle de la fille de Typhon appelée la Gorgone coupable de la mort d’Osiris. On lui enseignait qu’il devait toujours punir les coupables et venger l’innocence opprimée. Il portait dès lors un costume spécial du grade acquis et son nom figurait sur le tableau des magistrats, recevant par ce privilège sa nourriture de la cour royale.
Il percevait une décoration, un hibou symbole d’Isis ou de Minerve, pour lui enseigner que l’homme vient au monde aveugle comme l’oiseau de la déesse, et qu’il ouvre ses yeux à l’aide de l’initiation de la philosophie et de l’expérience vécue.
Lui était soufflé à l’oreille que le nom du Grand Législateur se nommait Joa ou Jhéhova.
L’initiation pouvait se poursuivre.
Portant des flambeaux, les compagnons d’Horus se promenaient. Horus cherchait on ne sait quoi. Ils arrivaient à la porte d’une caverne d’où sortaient des flammes. Le meurtrier d’Osiris s’y trouvait, le corps couvert d’écailles et accompagné d’horribles têtes. Attaquant le monstre, Horus le décapita. L’explication était la suivante : Typhon était le le feu, (Horus) sans lequel rien ne peut être fait, utile aussi que redoutable. Il faut que le travail représenté par Horus arrive à le maîtriser.
L’initié, arrivé au grade de Bahalate, apprenait l’art de la chimie et la façon de décomposer les métaux. Le mot d’ordre était Chymia (al chimia = alchimie).
L’astronomie à la porte des dieux
L’introducteur conduit l’initié à la porte de la mort afin de méditer sur les traites tués pour avoir divulguer les secrets de l’ordre. Le même sort lui serait réservé en cas de trahison et divulgation des secrets. On le présentait à l’assemblée devant laquelle il prêtait serment de ne rien révéler et de garder un silence impénétrable.
Le Demiourgos lui enseignait que les dieux présentés au peuple n’existaient pas incapable de comprendre les grandes vérités seules destinées aux sages.
Le Demiourgos enseignait alors :
Il n'y a qu'un seul dieu et ce dieu préside à toute chose. Il embrasse tous les temps et il est omniprésent, bien que nos yeux ne l'aperçoivent pas.
Par sa nature, il échappe à la compréhension de l'homme. Après ses vérités l'introducteur conduisait le récipiendaire à la porte des dieux, l’initié visualisait de nombreux dieux uniquement destinés à la naïveté du peuple. Le Demiourgos retraçait l'histoire de ces dieux qu’idolâtraient les Égyptiens ignorants. Pour finir, il avait connaissance de la liste exacte de tous les grands maîtres de la Société.
Il devait se livrer à la seule connaissance de l’astronomie durant cette phase de l’initiation.Il observait la nuit les astres. On lui recommandait de se méfier des astres et des astrologues. Il recevait l’enseignement des danses des prêtres figurant le cours des planètes. Ibis était le mot d’ordre. L’initié se nommait dès lors Prophète. L’initiation consistait alors à perfectionner tout ce qu’il avait appris, par l’approfondissement de la politique et de l’administration lui permettant de concourir au gouvernement du peuple et à l’élection du roi. Tous les membres de la Société, le souverain et le Démiourgos devait donner leur accord à la majorité absolue pour que l’initié atteigne ce degré important dans son évolution. Suivait une procession publique où le peuple vénérait des images de dieux et autres objets sacrés.
Il recevait, dans une maison carrée secrète, un breuvage composé de miel et de vin, pour lui faire comprendre, qu’à compter de ce jour, il bénéficiait des douceurs des sciences.
Il portait alors un tenue blanche dénommée Etangi ainsi qu’une croix spéciale, le crâne rasé.
Il était autorisé à lire des ouvrages spéciaux et mystérieux destinés aux seuls prophètes. Le mot d’ordre était Adon, abrégé d’Adonaï et le signe consistait à croiser les mains dans sa toge. (Signes, mots et attouchements)
(...)
Avez-vous trouvé les analogies entre initiations égyptiennes et initiations en Franc-Maçonnerie ?
Solutions :
Il était enfermé dans un souterrain,
afin qu’il médite sur lui-même.
Il pouvait et devait écrire ses réflexions (testament philosophique) afin de juger de son intelligence et de sa personnalité.
figuraient des inscriptions (cabinet de réflexion)
qu’il apprenait par coeur. (Manuel de l’apprenti, du compagnon et du maître)
Puis un bandeau
S’en suivait un long questionnement ( passage sous le bandeau)
et s’il en fut digne on l’introduisait pour un nouvel examen (2 ème attache)
Le tonnerre et les éclairs dans les ténèbres (épreuve lors de l’initiation) effrayaient le postulant qui devait ne montrer aucune peur.
Il prenait alors connaissance des constitutions de la Société ( livret des statuts de l’obédience) auxquelles il devait une fidélité absolu et un total secret à l’égard du peuple. (Serment)
Après son serment, il était conduit devant l’hériophante.
Agenouillé il prêtait son serment,
pointe de l’épée sur la gorge.
Le bandeau lui été ôté (lumière lui est donnée)
Méfiez vous des préjugés et des passions (degré de perfection)
Le nouvel initié devait alors gravir les degrès d’une échelle (degré de K...)
Ces épreuves achevées, il étudiait la physique, l’anatomie (étude du deuxième degré)
Alors le hiérophante donnait l’attouchement et le mot de passe. (On ne peut être plus clair)
L’introducteur lui posait des questions (passage sous le bandeau)et si les réponses le satisfaisaient, il se retrouvait alors devant l’assemblée des prêtres. (Des initiés maçonniques)