Le vendredi 5 juin 2026 à Castries, une soirée humanitaire est organisée au profit de l’Association Aide aux Enfants Malgaches (AEM). Une belle initiative qui s’inscrit dans une démarche de solidarité active, où la rencontre et la culture deviennent un support à l’engagement.
Dans un contexte où les besoins humanitaires restent considérables, cette soirée rappelle que l’engagement ne se limite pas à une intention. Il se traduit par une présence concrète auprès de ceux qui en ont le plus besoin.
L’AEM, une action construite dans la durée
L’Association Aide aux Enfants Malgaches (AEM) est créée en 1999 par Janine Alice Rébillon, à la suite de missions à Madagascar marquées par la découverte de situations de grande précarité touchant les enfants. Depuis, l’association développe des actions durables entre la France et Madagascar afin d’assurer la prise en charge d’enfants vulnérables : alimentation, suivi sanitaire, scolarisation et accompagnement éducatif, avec une attention particulière portée à la construction de structures pérennes sur le terrain.
Une soirée conviviale pour interroger et vivre l’engagement
Le thème de cette soirée s’articule autour d’une question essentielle : « Dis, c’est quoi s’engager ? ».
Cette interrogation traverse l’ensemble de la démarche portée par le centre Germes de Vie et par Janine Alice Rébillon. Elle incarne une vision de l’action fondée sur une conviction simple : agir, construire et se tenir aux côtés des plus fragiles.
La soirée du 5 juin proposera également un moment artistique et culturel avec un voyage musical autour de l’Italie, porté par le groupe Les Coquelicots. Ce répertoire, mêlant chansons classiques et contemporaines, viendra accompagner la soirée et créer un espace de rencontre et de partage entre les participants.


Ce recueil de poèmes, Germes de vie, a été inspiré par les photos
bouleversantes prises par une grande amie, Alice Rébillon, la présidente et
créatrice de l’AEM, au cours de ses séjours à Madagascar. Chaque photo
souligne, en effet l’importance de l’action de l’AEM dans la transformation de
la vie des enfants des rues confrontés jusque-là aux réalités complexes d’une
situation précaire et misérable. Chaque arrêt sur image raconte une histoire
poignante de lutte, de désespoir et d’espoir. Nous suivons ainsi, pas à pas,
l’intégration des enfants dans la maison de jour, le centre « Germes de vie »
crée par Alice où ils trouvent refuge, nourriture, éducation et surtout l’amour
et le soutien dont ils ont tant besoin. Les ateliers didactiques offerts par l’AEM
leur ouvrent les portes vers un avenir meilleur et leur permettent malgré les
épreuves, de continuer à grandir, à s‘épanouir, à opérer leur propre résilience,
témoignant de leur incroyable capacité à trouver la lumière même dans les
ténèbres, nous démontrant s’il en est besoin, que rien ne remplacera jamais
l’éminente valeur de l’amour, l’éminente valeur d’une bienfaisance active.
Ce recueil de poèmes a été écrit pour rendre hommage au travail opiniâtre, à
l’engagement sans relâche des bénévoles comme Alice mais aussi pour rendre
compte de la difficulté d’être au monde quand on est seulement un enfant du
bout du bout du monde, né sur une terre d’oubli.
La poésie ignore le carcéral des mots. Avec elle, les mots sont comme des
étoiles qui tissent des constellations dans le ciel de nos âmes. La poésie permet
de voir la vie dans sa profondeur mais elle permet aussi de rendre compte, de
témoigner et par conséquent de grandir en conscience ; alors elle devient une
forme d’engagement.
De la morne désespérance du regard d’un enfant à l’éclat de son sourire, ces
modestes poèmes se veulent un témoignage vibrant de la force de
l’humanisme, de la solidarité et de l’espoir qui persistent même dans les
situations les plus difficiles. Agir dans l’intérêt des enfants, dans l’intérêt des
hommes et des femmes en devenir, c’est aussi agir dans l’intérêt de
l’humanité.
Germe de vie est une ode à l’humanisme, force vivifiante qui sacralise la vie,
permet de réfléchir la lumière qui est en soi. Plus qu’une valeur, l’humanisme
est le sens qui nous lie.
Florence Ferrari
